Ceci est un jeu. Le formulaire ne crée aucun compte, ne vérifie aucune identité et ne transmet rien à personne.
La page d’accueil propose de s’inscrire pour accéder au jeu. Il n’y a rien derrière : l’inscription est le jeu. Vingt-deux étapes, un chronomètre, et un formulaire qui fait tout pour vous ralentir sans jamais vous bloquer.
Uniquement le pseudo choisi sur la page d’accueil, la durée de la partie, le nombre d’erreurs, de clics et de pièges déclenchés. C’est tout ce dont le classement a besoin.
Le prénom, le nom, la date de naissance, l’adresse, le téléphone, le mot de passe, la question de sécurité. Rien de ce que le faux formulaire demande ne quitte votre navigateur : ces champs existent pour la blague, et un jeu qui se moque de la collecte de données serait mal placé pour en faire.
Vingt-deux étapes, les mêmes pour tout le monde. Aucun niveau de difficulté n’est proposé : un vrai portail d’inscription ne demande pas à quel point vous souhaitez souffrir, et le proposer annoncerait la blague avant qu’elle ne commence.
Le ton parodié est celui de l’administration en général — aucun organisme réel n’est nommé, imité ni reproduit.
Chaque piège a une solution, et souvent un raccourci. Rien n’est impossible, rien ne boucle, aucune partie ne se perd. Si vous restez bloqué plus de quelques essais, le formulaire finit toujours par vous aider — à contrecœur.